Les casse-têtes

Par Catherine Venne

En petite enfance, les casse-têtes sont des jouets très intéressants ! Ils ont l’avantage d’avoir des illustrations de tous genres, des formes variées, des degrés de difficultés variables et parfois même des textures, tout en étant fait de matériaux généralement robustes comme le bois ou le carton épais. Et avant tout, ils sont évolutifs et peuvent répondre à tous les goûts, pour les petits comme les grands ! Ils sont offerts en différentes tailles, formats, formes, styles et matériaux. On en trouve pour tous les goûts et tous les portefeuilles.

Les casse-têtes permettent aux enfants de développer plusieurs habiletés, notamment au niveau des capacité cognitives comme la concentration, la mémoire, le raisonnement, la résolution de problèmes, la planification, l’orientation spatiale (ex : gauche, droite, en haut, en bas, à côté, en-dessous, etc.), les concepts mathématiques (ex : formes, couleurs, tailles, dénombrement) et l’éveil des sens (plus particulièrement du toucher). Aussi, ils permettent le développement d’habiletés motrices comme la dextérité, l’agilité, la coordination, le tonus musculaire et la latéralité. Le langage est un aspect impliqué dans les jeux de casse-tête par l’acquisition de vocabulaire, la catégorisation, la compréhension et le tour de parole, entre autres. Les habiletés sociales et affectives ne font pas exception avec les casse-têtes et permettent de développer l’estime de soi, la confiance, la persévérance, la demande d’aide, l’expression des besoins et désirs, le tour de rôle, le partage du matériel et de l’espace, l’autonomie et même la capacité d’autorégulation et de retour au calme.

Avec les tout-petits, on peut débuter avec des encastrements, comme des formes simples à imbriquer sur un plateau. Une fois que l’enfant est vraiment habile et comprend le principe de l’encastrement, l’adulte peut mettre toutes les pièces face cachée sur la table pour ajouter un niveau de difficulté plus grand.

Après les encastrements, viennent habituellement les casse-têtes à deux morceaux, où l’enfant n’a qu’à associer deux images, en les imbriquant les uns dans les autres. Une fois que le concept d’imbrication est acquis, on peut augmenter le niveau de difficulté en passant à un casse-tête de 4 morceaux et en continuant l’évolution vers du 6, 9, 12, 16, 20, 24, 36, 48, 50, 60 et même 100 morceaux quand l’enfant a acquis les habiletés et concepts nécessaires. Il existe plusieurs boîtes contenant des casse-têtes progressifs allant généralement de 2 à 10 morceaux, ce qui est un bon achat pour les tout-petits ou les enfants ayant des besoins particuliers, comme celui-ci Casse-têtes évolutifs – Suzy Ultman – Vilac | Les jouets Ciboulot.

Certains casse-têtes possèdent un plateau qui offrent des contours et d’autres sont vendus en boîte et sont en pièces libres, ce qui offre un degré de difficulté plus grand. Il existe aussi des livres casse-têtes dans lesquels se trouvent un casse-tête différent sur chaque page. Certains ont seulement 6 morceaux alors que d’autres en contiennent plus de 24. Comme ces casse-têtes contiennent un contour, ça rend le degré de difficulté plus bas.

Les casse-têtes de bois sont souvent plus faciles à manipuler par leur épaisseur et leur façon de bien s’imbriquer et ont l’avantage d’être un choix durable par leur robustesse. Certains casse-têtes offrent des textures intéressantes pour les mains des tout-petits, offrant une deuxième dimension à ce jeu.

Comme la surface de jeu est importante, l’adulte peut proposer un plateau sur lequel l’enfant pourra réaliser son casse-tête, pour limiter son espace de travail et lui offrir une surface plane, mais aussi pour pouvoir le terminer plus tard ou le déplacer, si désiré. Une planche de bois ou un grand carton peut aussi faire l’affaire ! L’idée est de permettre à l’enfant de s’installer à l’endroit de son choix tout en optimisant sa surface de jeu. Cependant, il est important et souhaitable de varier les surfaces de jeu de l’enfant afin que ses postures changent elles aussi. On peut donc offrir un casse-tête sur une table haute et laisser l’enfant jouer debout, l’installer sur une table à café pour qu’il s’y installe à genoux, assis sur le sofa avec un plateau à déjeuner ou encore directement au sol. Certains sont mêmes aimantés, de sorte qu’ils permettent un jeu à la verticale, sur un tableau ou encore une porte ou un meuble de métal. Ça stimulera les muscles du tronc, des bras et des épaules en prime ! Les casse-têtes peuvent être utilisés partout et c’est ce qui les rend si accessibles.

Offrir un panier ou une boîte pour y ranger les morceaux peut être une bonne idée. L’enfant pourrait se sentir moins découragé d’initier un casse-tête quand il est déjà tout défait que lorsqu’il doit tout faire lui-même. Et ça permet aussi de donner un « look » plus épuré et rangé.

Il existe une multitude de casse-têtes! Certains contiennent des pièces à encastrer, comme Casse-tête – Mon petit pommier – Londji | Les jouets Ciboulot, des cartes d’images à chercher ou encore une boîte si jolie que ça nous donne envie de l’exposer sur une tablette en guise de décoration, alors que d’autres présentent des formes totalement différentes de ce qu’on est habitués de voir comme dans cet ensemble Casse-tête – Happy birthday unicorn! – Londji | Les jouets Ciboulot.

Pour varier les façons de faire et créer des stratégies différentes pour l’enfant, l’adulte peut servir de modèle. Il peut, par exemple, débuter son casse-tête en faisant d’abord le contour (en touchant les rebords qui sont droits et les coins pointus ou arrondis) et en ajoutant ensuite les morceaux restants ou encore en y allant par essais et erreurs. Il peut trier les morceaux par couleur ou par motif en faisant de petites piles. Il peut faire le casse-tête ne le positionnant sur le côté (le haut orienté vers la gauche ou la droite) ou à l’envers (le haut orienté vers le bas).

Il est aussi possible de donner une deuxième vie aux casse-têtes en utilisant l’illustration pour discuter avec l’enfant ou encore de s’en servir comme un cherche et trouve (ex : « Trouve le ballon rouge. Peux-tu me pointer les 3 pommes vertes ? Montre-moi quelque chose qui est froid. »). Utiliser les morceaux de casse-tête en les disposant un peu partout dans la pièce invitera l’enfant à se déplacer dans l’espace et stimulera sa motricité globale (ex : cacher les morceaux dans le salon et inviter l’enfant à venir ajouter chacun des morceaux trouvés à la table basse). Les morceaux perdus ou retrouvés peuvent être utilisés pour bricoler (ex : épinglette, collage, pochoir, etc.) et le plateau peut être transformé de différentes manières. Sinon, les morceaux de casse-tête perdus ou mélangés peuvent terminer leur vie en guise de « loose parts » où les enfants pourront les utiliser librement dans leurs jeux. La boite, quant à elle, se transforme facilement en rangement pour y mettre autre chose. Bref, on peut tout récupérer !

Il n’y a pas d’âge pour faire des casse-têtes. Ce jeu sait tenir occupé une multitude de personnes, jeunes et moins jeunes, dans différents milieux de vie et avec des illustrations qui suivent les intérêts et une quantité de morceaux qui permet de varier le niveau de difficulté, de patience et de persévérance ! Le temps alloué à ce genre d’activité peut donc varier d’une personne à l’autre, selon l’âge, le niveau de développement et l’intérêt.

Comment aider mon enfant à réaliser des casse-têtes ?
• D’abord en suivant son intérêt ! Si l’enfant ne démontre aucun signe d’intérêt pour ce jeu, l’adulte pourrait le lui proposer un peu plus tard, dans quelques jours, semaines ou mois
• Il est important de choisir un casse-tête adapté au niveau d’habiletés de l’enfant ainsi qu’à ses capacités cognitives
• L’endroit choisit pour l’assemblage d’un casse-tête est important et le tout doit être facilement accessible à l’enfant et il doit pouvoir y jouer de manière confortable et ergonomique
• Le fait de choisir un casse-tête en lien avec l’intérêt du moment de l’enfant attirera son attention et piquera sa curiosité (ex : les animaux de la ferme, le monde fantastique, les moyens de transport, les poissons, la nature, etc.)
• Être disponible pour l’enfant et faire équipe avec lui l’aidera à garder sa motivation
• Le fait de nommer ce qu’il y a sur les morceaux (objets, animaux, personnages, couleurs, formes, motifs, etc.) permettra à l’enfant de développer son sens de l’observation.
• On peut commenter ce qu’on observe (ex : « Oh ! Il manque un bout de la mitaine bleue. Je me demande où est le morceau de mitaine ! J’ai trouvé le nez en carotte du bonhomme de neige ! »)
• Poser des questions à l’enfant sur ce qu’il voit va l’aider à développer son sens de l’observation (et son langage par le fait même) (ex : « Il manque un bout de plante ici. Vois-tu du vert sur un morceau ? Est-ce que la tête du bonhomme de neige va par en haut ou par en bas ?
• En faisant évoluer le niveau de difficulté à mesure que l’enfant évolue dans la réalisation de ses casse-têtes, pour garder son intérêt et lui permettre d’avancer encore
• Encourager l’enfant dans ses essais et ses bons coups ! Ça valorisera son estime de soi ainsi que votre lien d’attachement avec lui
• Il est important de respecter les limites de l’enfant
• Pourquoi pas demander à l’enfant de décorer lui-même un casse-tête vierge acheté au magasin. Ça développera sa créativité et le rendre encore plus fier et enthousiaste de le réassembler à nouveau. Certains photographes offrent l’option d’imprimer une photo sur un casse-tête en carton épais, alors
en choisissant celle de la famille, d’un moment important ou de l’enfant lui-même, ça rajoute à son intérêt
• Il est bon de se rappeler que chaque enfant est différent et que l’âge indiqué sur la boîte est à titre indicatif

Les casse-têtes sont des jouets accessibles et abordables qui permettent à l’enfant de développer plusieurs sphères de son développement. Ils prennent habituellement peu de place et se transportent facilement (ex : sortie au restaurant rendez-vous chez le médecin, etc.). Ils évoluer à mesure que l’enfant grandit et se développe. On peut les emprunter, les acheter seconde main ou encore les acheter de bonne qualité pour qu’ils durent longtemps ! Inutile de vous casser la tête pour trouver un jeu parfait pour vos petits trésors : les casse-têtes sont merveilleux ! Jouer est pour l’enfant la meilleure façon d’apprendre et de comprendre le monde qui l’entoure, c’est donc dans le plaisir que les casse-têtes doivent être assemblés !

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